L’indian life, toujours si étonnante

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« L’inde, on l’aime ou on la déteste ». 

C’est vrai et faux à la fois. Tant elle est énigmatique et insaisissable.

Elle est un mystère qu’il faut vivre et non résoudre. Elle suscite des réactions, déstabilise et provoque un cataclysme dans nos têtes. Le choc est tellement fort à l’arrivée qu’il a fallu quelques jours pour s’en remettre. Car ce pays ne fait pas dans la demi-mesure. Nous l’avons observé pendant deux mois… Sans vouloir stéréotyper la vie indienne, je souhaitais partager quelques observations, physiques et comportementales, plutôt amusantes. En toute légèreté, ces quelques facettes se racontent en images.

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De Jaipur à Agra, au pays des princes indiens

Jeudi 13 août, il est l’heure de partir prendre l’avion. Je ferme le bouquin de Ken Follett, Un monde sans fin. Le personnage de Caris s’inquiète de la mauvaise récolte de l’an 1338. La maigreur des vaches, seule richesse des paysans, trahit la pauvreté d’une frange de la population. Pendant qu’une autre, commerçante, continue de prospérer.

IMG_6398En atterrissant à Jaipur, oasis aux portes du désert de l’Inde, j’ai le sentiment d’être propulsée dans le monde de Ken Follett… Des siècles plus tôt. Sauf qu’auprès des vaches et des chameaux qui attendent leurs cargaisons, des gens dorment en rang d’oignons sur la terre battue. Et laissent les voitures frôler leur tête de quelques centimètres. Une pauvreté, dans un monde plus moderne.

 » It’s my incredible India « , sourit notre chauffeur dont seul le bas du crane, recouvert d’un turban, laisse apparaître ses cheveux oranges teintés d’henné.

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Jaighart Fort

Incredible India. Il n’y a pas d’autres mots. Ce n’est que le lendemain que l’engouement touristique pour Jaipur, appelée ville rose, se fera comprendre.

Cette région est belle à sa manière. A la fois mélancolique et défraichie mais tellement attachante. Et puis, elle recèle les plus beaux trésors monumentaux de l’Inde.

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L’école de la négoc

IMG_5637En Inde, tout se négocie et gare à celui qui abat ses cartes trop tôt. C’est ainsi. Le moindre déplacement en rickshaw, l’achat de vêtements, la chambre d’hôtes, les prix de base se fixent à la tête du client. Manque de chance, nous sommes blancs et affiliés, dans certains esprits, à des « paniers percés ». Preuve en est, même des inconnus demandent une photo d’eux pour ensuite la monnayer.

Si la négociation ne se pratique que très peu en France, elle est ici ancrée dans la culture. L’écart entre le prix avancé par le vendeur, et celui que vous proposez, s’amplifiera en fonction des talents de négociateur. Quand bien même vous en n’ayez ! Mais pas de soucis pour cela, ils se dévoilent en posant le pied sur le sol indien.

Il faut alors trouver le prix juste, celui où vous n’avez pas le sentiment d’être arnaqués sans pour autant soutirer tous les bénéfices au vendeur. Une bonne affaire, c’est lorsque les deux parties en sortent gagnantes. Et ce n’est si simple.

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Episode 2 : Alleppey, l’Inde verte et ses 900 km de canaux

Explorer le Kerala, territoire aux mille et une facettes, requiert plusieurs semaines. Avec trois jours seulement au compteur, nous avions un programme dense pour limiter la frustration d’un retour précipité. Au lendemain du séjour à Fort Kochi, dimanche 2 août, la descente en bus en direction d’Alleppey se fait sous une pluie torrentielle. 2e etape Allepey (45)Les gens font tomber les volets et nous plongent dans le noir. La performance du chauffeur n’est pas seulement de conduire plusieurs heures consécutives sans voir à dix mètres devant lui. Elle est surtout de maintenir sa carlingue en place sur des routes sinueuses.

Cette alternative au taxi est certes, moins confortable, mais très économique. A 1,30 € les 2 heures de trajet, et près de 100 km parcourus, elle défie toute concurrence !

Sur le quai principal à Alleppey, Salim, un ami de Joseph (notre hôte de Fort Kochi), vient nous proposer son houseboat. « Bateau maison » dans sa plus simple traduction. La croisière le long des backwaters, ces centaines de kilomètres de canaux – un peu comme le marais poitevin mais à l’indienne -, paraissait incontournable. On dit que cet immense cordon de lagunes, entre terre et mer, est unique au monde.

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Alain repart sur les routes pour faire les provisions, avant le départ en houseboat.

Emmitouflés dans nos K-way, et compressés par nos sacs à dos, nous acceptons de monter derrière Salim en moto. Avec notre sac de 90 L posé sur ses genoux, il parvient à peine à voir la route et à tourner le guidon aisément. Alain s’enfile au milieu, en sandwich, tandis que je prends place, à l’arrière, les pieds en l’air et le corps tout juste assis sur les poignées. Nous sommes finalement plus chargés qu’une famille de 5 personnes sur un scooter…

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Episode 1 : Kochi, le Kerala enchanteur

« Mais qu’est ce qu’il fabrique avec un torchon autour de la taille celui-là ? »

A la descente de l’aéroport de Kochi, notre réaction est spontanée face à l’homme qui se tient devant nous. En réalité, ce n’est pas le seul à se draper le tour de taille. Dans le Kérala, région du Sud de l’Inde où nous venons d’atterrir pour trois jours, tous les hommes portent la jupe. Ou plutôt, le Dhoti, ce morceau de tissu couleur crème enroulé autour de la taille et tombant jusqu’aux pieds. L’indian style se décline avec le Lungi, le même tissu, remonté à mi-cuisses.

Anumod, le chauffeur qui nous mène à Fort Kochi, a choisi l’option vestimentaire la plus courte. Il nous dépose dans le cœur historique de la ville le vendredi 31 juillet vers 22 heures, chez Sui House. Engouffrée au fond d’une petite ruelle, l’immense demeure de notre hôte Joseph possède un charme fou. Le décor est raffiné. Un vrai havre de paix, truffé d’antiquités. Joseph est dans le milieu et on s’en rend rapidement compte au vu des dizaines d’anciens objets religieux – chrétiens – et décoratifs. Joseph semble être un As du commerce et de la négociation. Je suis même assez fière d’être parvenue à diviser le prix de la chambre par trois auprès de lui.

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Campement sur les hauteurs des ghâts occidentaux

IMG_4225A défaut de pouvoir se prélasser sur les plages de Mumbai, nous sommes partis le 25 et 26 juillet dans les montagnes, à 130 kilomètres de notre lieu de villégiature. Quitter Mumbai le week-end, pour mieux apprécier son quotidien la semaine, est presque devenu un réflexe. Onéreux mais nécessaire pour découvrir par bribes une partie du territoire indien.

Avec Sylvain et Bright, nos colocataires, nous réservons donc pour Kolad (Voir sur Google maps). Un village dans les montagnes, couvert d’une forêt dense et traversé par la rivière Kundalika. Celle-ci attire les amateurs de sport en eaux-vives. C’est dans cette case que nous entrons (temporairement), histoire de nous dégourdir les jambes, les bras et de faire trempette dans une eau pure !

Enchantés par notre premier voyage en train, nous faisons finalement une croix sur l’opportunité. Déçus. Ils affichent tous complets et les bus mettent le double de temps à atteindre Kolad. Nous opterons pour la solution de facilité : le taxi. C’est donc un chauffeur indien, sans la moindre connaissance d’un mot anglais (à part « pourboire », « argent », et « ok »), qui sera à nos petits soins pendant ces deux jours. Ce fou du volant, nous le rebaptisons « Jean-Claude ». Un personnage… très atypique !

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Le chaï green … L’envolée des papilles !

IMG_3994_1L’inde est le premier pays producteur de thé. A tous les coins de rue, on respire le masala chaï, un thé noir sucré mélangé avec des épices dans du lait bouillant. Le résultat est, parait-il, explosif. Pour le moment, on a craqué sur le Chaï green, le thé vert, où l’on plonge de douces épices. Lire la suite