Solidarité après l’incendie

384 €

C’est la somme récoltée lors de la soirée citoyen, à Laigné, le mardi 26 janvier, où vous êtes venus nombreux. Elle est partie en direction des familles du bidonville de l’association Dharavi Diary, victimes d’un incendie début janvier.

Par chance, le roupie grimpe et 1 € n’est plus égal à 70 roupies mais 76 … C’est toujours ça de gagné !

L’association de Nawneet va alors recevoir environ 30 000 roupies le salaire mensuel de 10 familles dans le bidonville.

Les enfants et Nawneet tenaient à vous remercier :

Thank You! jpeg

 » Nous, enfants bénéficiaires du programme de l’association Dharavi Diary, souhaitons vous exprimer notre profonde gratitude pour votre aide en ces temps difficiles. Cela représente beaucoup pour nous. C’est le début d’une aventure grâce à vous. Nous vous tiendrons au courant et nous serions heureux d’avoir de vos nouvelles dans les bons moments également. Merci à tous encore une fois. »

Publicités

Ce n’est qu’un au revoir

2 mois. Un premier long voyage, si court à la fois.
Toutes les bonnes choses ont une fin. Ainsi, il est temps pour moi de clore cette aventure littéraire.
Elle m’a permis de mettre des mots, pas toujours suffisamment justes, sur cette expérience incroyable. Mais aussi de trouver un refuge, un cocon, quand le quotidien et la réalité déboussolaient.

IMG_5351_1
Lire la suite

La pendaison sème le trouble à Bombay

IMG_42431En arrivant au centre à Dharavi ce midi, deux jeunes filles m’offrent un accueil étonnant. Dans une tonalité aiguë que j’aime toujours autant entendre.

« Que fais-tu là aujourd’hui, Mathilda? C’est dangereux. »

Je regarde autour de moi. La vie semble continuer son cours. Rien d’inquiétant. Anu me regarde d’un air incrédule :

« Il y a le corps de Yakub Memon, un des terroristes pendu ce matin, qui arrive à Mumbai dans la journée. Il y a beaucoup de policiers dans les rues pour éviter les débordements car certains, qui ont manifesté contre la peine de mort, sont en colère en ce moment même à quelques centaines de mètres d’ici. »

Lire la suite

Du « bozoul » au « bonjour » … L’apprentissage de la langue dans sa splendeur

Entre le privé de qualité, le public, l’enseignement de la rue, l’école est à deux vitesses en Inde. Elle l’est même au sein des familles où les filles, reléguées d’office pour certaines dans les écoles gouvernementales, ne bénéficient pas du même traitement de faveur que leurs frères. Quelques jeunes rencontrées à Dharavi ne s’étonnent d’ailleurs pas d’être entassées à plus de 85 par salle et de ne pouvoir mériter l’attention du professeur que de temps à autres.

« Beaucoup quittent ensuite l’école à la fin du cursus secondaire (rendu obligatoire depuis 2010) pour s’occuper de la famille. Elles n’ont à ce moment là que 14 ans », raconte Nawneet.

En parallèle de mes occupations à Dharavi – et pour ne pas avoir les deux pieds dans le même sabot -, j’ai souhaité rencontrer une autre frange de la population… plus privilégiée (31,41% en 2012). Celle qui poursuit les études une fois le seuil obligatoire franchi.

graphique taux de sco
Source : Unesco

En arrivant à Saint Andrews’ college(1) ce matin-là, je croise au milieu des couloirs des centaines d’étudiants tout juste majeurs. C’est ici que je vais intervenir, chaque mercredi, auprès de deux cohortes d’étudiants de 18 à 20 ans.

Les longues tresses de coutume à l’école sont dénouées, les uniformes abandonnés. La principale, vêtue d’un splendide sari rouge et or, m’indique le chemin à suivre et retrace rapidement la philosophie de l’établissement.

Près de 4 000 étudiants fréquentent cette université pour y apprendre le commerce, les langues, la science ou encore le droit. Différents milieux sociaux et religieux se côtoient bien que le statut « d’établissement de la minorité » réserve 50 % des places aux catholiques.

Libres d’assister aux cours (présence minimum pour 75 % des cours), les étudiants peuvent être entre 40 et 75 par classe. C’est moins que dans les écoles primaires gouvernementales … Mais tout de même, je me dis que le défi s’annonce corsé pour la novice de l’enseignement que je suis !

Lire la suite