Solidarité après l’incendie

384 €

C’est la somme récoltée lors de la soirée citoyen, à Laigné, le mardi 26 janvier, où vous êtes venus nombreux. Elle est partie en direction des familles du bidonville de l’association Dharavi Diary, victimes d’un incendie début janvier.

Par chance, le roupie grimpe et 1 € n’est plus égal à 70 roupies mais 76 … C’est toujours ça de gagné !

L’association de Nawneet va alors recevoir environ 30 000 roupies le salaire mensuel de 10 familles dans le bidonville.

Les enfants et Nawneet tenaient à vous remercier :

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 » Nous, enfants bénéficiaires du programme de l’association Dharavi Diary, souhaitons vous exprimer notre profonde gratitude pour votre aide en ces temps difficiles. Cela représente beaucoup pour nous. C’est le début d’une aventure grâce à vous. Nous vous tiendrons au courant et nous serions heureux d’avoir de vos nouvelles dans les bons moments également. Merci à tous encore une fois. »

Le business de l’or bleu à Dharavi

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A travers le rideau semi-opaque, Saïf regarde avec apitoiement les mères de famille assises le long du mur. La passivité fige leurs traits du visage. Plusieurs heures, elles restent assises, les bras ballants, le regard dans le vide. Exemptée de travail, elles restent néanmoins corvéables à merci. Leur mission ? Scruter la vanne endormie. L’eau ne coule pas en ce début d’après-midi. Pourtant, il fait si chaud. Les gouttes de sueur luisent sur leur front.

« L’eau arrivera par ce robinet seulement entre 20 h et 21 h 30. C’est ainsi chaque jour », explique Saïf. Le jeune homme de 20 ans seconde Nawneet au centre. Il identifie sans peine les fardeaux de sa communauté, dont celui de l’eau.

« Les femmes arrivent tôt pour surveiller l’arrivée et récupérer leurs portions. Sinon, elles repartiront sans rien et on leur dira que c’est de leur faute. »

Les gestionnaires des pompes tirent bénéfice de cette quête à l’or bleu. L’eau coûte désormais une fortune pour les pauvres… en argent, et en temps. Lire la suite

L’indian life, toujours si étonnante

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« L’inde, on l’aime ou on la déteste ». 

C’est vrai et faux à la fois. Tant elle est énigmatique et insaisissable.

Elle est un mystère qu’il faut vivre et non résoudre. Elle suscite des réactions, déstabilise et provoque un cataclysme dans nos têtes. Le choc est tellement fort à l’arrivée qu’il a fallu quelques jours pour s’en remettre. Car ce pays ne fait pas dans la demi-mesure. Nous l’avons observé pendant deux mois… Sans vouloir stéréotyper la vie indienne, je souhaitais partager quelques observations, physiques et comportementales, plutôt amusantes. En toute légèreté, ces quelques facettes se racontent en images.

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De Jaipur à Agra, au pays des princes indiens

Jeudi 13 août, il est l’heure de partir prendre l’avion. Je ferme le bouquin de Ken Follett, Un monde sans fin. Le personnage de Caris s’inquiète de la mauvaise récolte de l’an 1338. La maigreur des vaches, seule richesse des paysans, trahit la pauvreté d’une frange de la population. Pendant qu’une autre, commerçante, continue de prospérer.

IMG_6398En atterrissant à Jaipur, oasis aux portes du désert de l’Inde, j’ai le sentiment d’être propulsée dans le monde de Ken Follett… Des siècles plus tôt. Sauf qu’auprès des vaches et des chameaux qui attendent leurs cargaisons, des gens dorment en rang d’oignons sur la terre battue. Et laissent les voitures frôler leur tête de quelques centimètres. Une pauvreté, dans un monde plus moderne.

 » It’s my incredible India « , sourit notre chauffeur dont seul le bas du crane, recouvert d’un turban, laisse apparaître ses cheveux oranges teintés d’henné.

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Jaighart Fort

Incredible India. Il n’y a pas d’autres mots. Ce n’est que le lendemain que l’engouement touristique pour Jaipur, appelée ville rose, se fera comprendre.

Cette région est belle à sa manière. A la fois mélancolique et défraichie mais tellement attachante. Et puis, elle recèle les plus beaux trésors monumentaux de l’Inde.

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L’école de la négoc

IMG_5637En Inde, tout se négocie et gare à celui qui abat ses cartes trop tôt. C’est ainsi. Le moindre déplacement en rickshaw, l’achat de vêtements, la chambre d’hôtes, les prix de base se fixent à la tête du client. Manque de chance, nous sommes blancs et affiliés, dans certains esprits, à des « paniers percés ». Preuve en est, même des inconnus demandent une photo d’eux pour ensuite la monnayer.

Si la négociation ne se pratique que très peu en France, elle est ici ancrée dans la culture. L’écart entre le prix avancé par le vendeur, et celui que vous proposez, s’amplifiera en fonction des talents de négociateur. Quand bien même vous en n’ayez ! Mais pas de soucis pour cela, ils se dévoilent en posant le pied sur le sol indien.

Il faut alors trouver le prix juste, celui où vous n’avez pas le sentiment d’être arnaqués sans pour autant soutirer tous les bénéfices au vendeur. Une bonne affaire, c’est lorsque les deux parties en sortent gagnantes. Et ce n’est si simple.

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Episode 2 : Alleppey, l’Inde verte et ses 900 km de canaux

Explorer le Kerala, territoire aux mille et une facettes, requiert plusieurs semaines. Avec trois jours seulement au compteur, nous avions un programme dense pour limiter la frustration d’un retour précipité. Au lendemain du séjour à Fort Kochi, dimanche 2 août, la descente en bus en direction d’Alleppey se fait sous une pluie torrentielle. 2e etape Allepey (45)Les gens font tomber les volets et nous plongent dans le noir. La performance du chauffeur n’est pas seulement de conduire plusieurs heures consécutives sans voir à dix mètres devant lui. Elle est surtout de maintenir sa carlingue en place sur des routes sinueuses.

Cette alternative au taxi est certes, moins confortable, mais très économique. A 1,30 € les 2 heures de trajet, et près de 100 km parcourus, elle défie toute concurrence !

Sur le quai principal à Alleppey, Salim, un ami de Joseph (notre hôte de Fort Kochi), vient nous proposer son houseboat. « Bateau maison » dans sa plus simple traduction. La croisière le long des backwaters, ces centaines de kilomètres de canaux – un peu comme le marais poitevin mais à l’indienne -, paraissait incontournable. On dit que cet immense cordon de lagunes, entre terre et mer, est unique au monde.

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Alain repart sur les routes pour faire les provisions, avant le départ en houseboat.

Emmitouflés dans nos K-way, et compressés par nos sacs à dos, nous acceptons de monter derrière Salim en moto. Avec notre sac de 90 L posé sur ses genoux, il parvient à peine à voir la route et à tourner le guidon aisément. Alain s’enfile au milieu, en sandwich, tandis que je prends place, à l’arrière, les pieds en l’air et le corps tout juste assis sur les poignées. Nous sommes finalement plus chargés qu’une famille de 5 personnes sur un scooter…

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